mardi 2 février 2010

De la raquette oui, mais pas de tennis!

Ce weekend de fin janvier, les températures sont redescendues à la normale.
En effet, ces dernières semaines, on se serait plus cru au printemps qu'en plein hiver canadien!
Les autochtones eux mêmes etaient surpris!
Mais qu'à cela ne tienne, du froid, en veux-tu? En voilà!
De -5 nous sommes revenus aux bons vieux -30 habituels!
Ah! Quand même! Enfin! Nous sommes quand même venus ici pour çà!
Bref, ce vendredi soir nous devions allez au festival de musique techno Igloofest "en soute de ski" comprenez en "pantalon de neige", allez on se la refait: en combinaison de ski, pour aller "mover notre body" en gros dancer quoi! Avec Emilie et toute "sa gang" (ses amies)!
Mais voilà, par moins 36, on a difficilement envie de faire le "ligne up" (la file) pendant 1heure pour acheter nos tickets! Les efforts de mes amies à acheter les tickets en avance étant restés vains, Olivier et moi avont décidé de nous la jouer Bidochon et de louer des films et rester bien au chaud à la maison!
Le lendemain, après avoir passée 3 heures sur skype avec mes chers parents, nous sommes allés au Musée des Beaux arts (gratuit) afin d'y admirer l'exposition temporaire (payante) du peintre peu connu John William Waterhouse: "Le Jardin des Sortilèges".
Une grande découverte dans ce peintre passionné par la poésie de Tennyson et Keats, la littérature Shakespearienne, et la mythologie grecque et plus rare encore, les arts occultes. Qualifié aujourd’hui de "préraphaélite moderne", il associait ses peintures afin d'atteindre des couleurs inégalées et resplandissantes pour rendre hommage à la beauté féminine qu'il admirait tant, et les pouvoirs que seules les femmes peuvent contrôler. Voici quelques-uns de ses tableaux, les photos sont malheureusement loin de faire l'éloge à l'esthétisme de ses tableaux.


Les Danaïdes, condamnées à vie à remplir un tonneau sans fin pour avoir mis à mort leurs maris, qui n'étaient autres que leurs cousins, durant leurs nuit de noces.


Psyché découvrant le jardin de son amant Eros.


Mariana, abandonnée par son promis à 5 années de désir non assouvi. (selon un poème de Tennyson)


Ulysse, attaché au mât de son bateau, et son équipage à qui il a ordonné de faire couler de la cire dans leurs oreilles pour résister aux sirènes.


Une sirène.


Circé, magicienne spécialisée dans les empoisonnements et métamorphoses.


Miranda et la tempête, inspirée par la pièce de théâtre shakespearienne du même nom.


La Dame de Shalott quelques instants avant son suicide, inspiré par un poème de Sir Tennyson.

Le cercle magique.

Le lendemain, dimanche 31 janvier, après un brunch nord américain typique, nous avons gravi le Mont Royal...en bus et avons loué des raquettes, non pas pour faire du tennis, mais vous l'aurez deviné, pour randonner dans la "poudrerie" comme on dit ici.
L'expérience nous a tellement séduite que nous en referons très prochainement!
Présentation du matériel:

Prenez deux raquettes et attachez les solidement à vos pieds.

Attention à ne pas tomber!

Randonnez! Par -20 sans les gants ni bonnet! A l'aise j'vous dis!


Le soir même, Olivier est parti à l'aéroport chercher Youenn, fraichement débarqué de France et là pour 2 semaines. Au programme donc beaucoup d'autres aventures très prochainement!

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